Le confinement n'arrête pas le braconnage

Ingi Amr Samedi 16 Mai 2020-23:10:04 Environnement
Le confinement n'arrête pas le braconnage
Le confinement n'arrête pas le braconnage

Le braconnage d'espèces en danger pourrait augmenter, alors que l'attention des gouvernements est absorbée par la gestion du coronavirus et des mesures de confinement, a averti l'ONG Wildlife Justice Commission.

"Il existe une crainte importante que les actes de braconnage augmentent pendant le confinement, les réseaux criminels profitant de la fermeture des parcs, de patrouilles réduites dans les aires protégées ou du fait que les ressources dédiées au respect des lois se concentrent sur des problèmes liés au Covid-19", avertit-elle.

Des saisies importantes ont eu lieu en Afrique et en Asie depuis que de larges régions du monde sont soumises au confinement, ou des stocks y ont été repérés. C'est le cas par exemple de plus de six tonnes d'écailles de pangolins saisis en Malaisie le mois dernier, ou encore des stocks d'ivoire au Cambodge, au Laos ou au Vietnam, selon l'ONG.

D'ailleurs, l'association de protection des tortues marines de Mayotte Oulanga Na Nyamba a alerté dans un communiqué sur la "recrudescence alarmante du braconnage de tortues marines sur les principales plages de pontes depuis le début de la crise sanitaire liée au Covid-19".

L'île française située dans l'océan indien est un haut lieu de ponte notamment pour les tortues vertes. Sur les seules plages de Moya (Petite-Terre), l'une des principales plages de pontes, "28 tortues ont été braconnées depuis le 17 mars", a ainsi constaté l'association environnementale.

A Mayotte, les plages sont restées vides depuis le début du confinement, car "les gardes du conseil départemental (en charge de la surveillance de certaines plages) étaient confinés", tout comme les agents de la police de l'Environnement de l'Office français de la biodiversité.

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